
Le Surréalisme
par FREDERIC WALTER · · 4 min temps de lecture

par FREDERIC WALTER · · 4 min temps de lecture
Le surréalisme naît à Paris en 1924, sous la plume d'André Breton qui publie le premier Manifeste du Surréalisme. Son ambition est totale : libérer l'inconscient, court-circuiter la raison, laisser le rêve et le désir s'exprimer sans censure. Influencé par Freud et la psychanalyse, le mouvement veut réconcilier le monde réel et le monde intérieur en une "sur-réalité".
En peinture, cela donne des images d'une précision troublante, mais dont la logique échappe à toute explication rationnelle. Des montres qui fondent, des hommes en chapeau melon qui tombent du ciel, des éléphants aux pattes d'araignée. Le surréalisme ne cherche pas à être compris. Il cherche à être ressenti.
Caractéristiques visuelles :
1. Dalí vendait ses rêves au poids. Salvador Dalí avait l'habitude de s'endormir dans un fauteuil en tenant une cuillère au-dessus d'une assiette en métal. Au moment de sombrer dans le sommeil profond, la cuillère tombait, le bruit le réveillait. Il notait immédiatement les images hypnagogiques entrevues à la frontière du rêve. C'est cette méthode, qu'il appelait "sommeil avec clé", qui lui a inspiré certaines de ses œuvres les plus célèbres.
2. Magritte vivait la vie la plus ordinaire qui soit. René Magritte, l'homme qui peignait des locomotives sortant de cheminées et des visages cachés par des pommes, vivait dans une maison de banlieue bruxelloise parfaitement banale. Il peignait dans son salon en costume-cravate, entre le déjeuner et le dîner. Ses voisins le prenaient pour un comptable. Cette banalité assumée était, pour lui, la condition même de l'étrangeté.
3. Le surréalisme a failli s'appeler autrement. André Breton a emprunté le mot "surréalisme" à Guillaume Apollinaire, qui l'avait utilisé en 1917 pour décrire son propre travail. Breton hésitait entre "surréalisme" et "supernaturalisme". Il a choisi le premier, et l'histoire lui a donné raison : le mot est aujourd'hui entré dans toutes les langues du monde.

Salvador Dalí — La Persistance de la Mémoire (1931)
Des montres qui fondent sur une plage déserte. L'image la plus célèbre du surréalisme et l'une des plus reproduites de l'histoire de l'art. MoMA, New York.

René Magritte — La Trahison des Images (1929)
"Ceci n'est pas une pipe." Quelques mots qui ont ébranlé la certitude que les images disent la vérité. LACMA, Los Angeles.

Frida Kahlo — Les Deux Fridas (1939)
Deux versions d'elle-même, cœurs à nu, reliées par une veine qui se coupe. La douleur intérieure rendue visible avec une précision chirurgicale. Museo de Arte Moderno, Mexico.
Chez FantaView, le surréalisme s'exprime dans des scènes impossibles rendues avec une précision troublante. Des mondes où la logique s'efface au profit de l'émotion, des œuvres qui interrogent, qui amusent, qui dérangent doucement.
Les Chiens ressemblent à leur Maître
Collection "Chiens"
Un homme et son chien sur un banc, tous deux avec la tête d'un chien. L'humour surréaliste à son meilleur : une idée simple, une exécution impeccable, un sourire qui se transforme en question.
Collection "Los Angeles"
Des palmiers-quadrupèdes en file indienne sur une route californienne déserte. L'impossibilité est immédiate, évidente, et pourtant la scène dégage une sérénité troublante. Le surréalisme dans toute sa puissance : quand l'absurde s'impose comme une évidence.
Collection "Dinosaures"
Un squelette de dinosaure qui marche sous une lune pleine, vivant, majestueux, impossible. On pense au Cavalier de la Mort de Dalí, cette même fascination pour ce qui devrait être inerte et ne l'est pas. La frontière entre l'extinction et la vie, entre la science et le rêve, dissoute en une seule image nocturne et envoûtante.
→ Découvrir toute la collection Surréalisme